Le modèle social Danois est à la mode. Cela consiste à coupler une grande flexibilité sur le marché du travail pour embaucher et licencier facilement avec une protection sociale élevée et un système d’insertion et de formation pour les demandeurs d’emploi. Thor Petersen, le ministre des Finances du Danemark, avait présenté ce modèle dans les colonnes du Figaro au mois de décembre 2004. Depuis, le concept se développe en France (à gauche comme à droite) sous le terme de "Flexécurité", contraction de flexibilité et de sécurité du marché du travail.
Elisabeth Guigou cite à son tour l'exemple Danois dans le rapport "Pour une sécurité des parcours professionnels" que vient de publier la Fondation Jean Jaurès.
Dans un entretien accordé au Nouvel Obs, elle reconnait toutefois "qu'il ne s'agit pas d'importer cet exemple clés en main, mais d'en prendre les bonnes pratiques".
Certes, prenez encore un peu le temps de réfléchir, mesdames et messieurs les politiques, pour trouver une solution au malaise grandissant face au chômage et à l'exclusion, mais n'attendez pas trop avant d'agir, la déprime s'installe dans beaucoup de cerveaux prolétaires.

Oui à la flexsécurité, non à la flexprécarité. Vers 1995, Jean Boissonat avait déjà proposé une formule de flexsécurité (contrat d'activité) dans un rapport toujours d'actualité et disponible en ligne en lien avec cette note: http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2006/05/18/jean-boissonnat.html
Rédigé par : Michel MARTIN | 11/03/2008 à 15:34