Si elle n'est pas libérée dans les prochaines semaines, les prochains jours, Ingrid Bétancourt va mourir, d'épuissement, de maladie, de désespoir.
Tant qu'il lui restera une étincelle de vie, les FARC ne lâcheront pas celle qui leur garantit une médiatisation mondiale et permanente de leur opposition au gouvernenemt colombien.
La libération de l'otage relève aujourd'hui de l'action humanitaire. J'aurais volontiers proposé au commandant en chef des FARC de prendre la place d'Ingrid dans son hamac au milieu de la jungle en attendant l'aboutissement d'hypothétiques négociations, mais mon peu de notoriété l'aurait sans doute amené à se fendre d'un grand éclat de rire.
Je ne vois donc que deux personnes dont le "don de soi" pourrait intéresser aujourd'hui la guérilla colombienne:
Tout d'abord, Cécilia Sarkozy, devenue une icône internationale après son rôle dans la libération des infirmières bulgares. Tout le monde connaît son dévouement pour ce genre de cause. En réserve de la République depuis son divorce avec son Président de mari, nul doute que la diplomatie française se mettrait en quatre pour lui fournir un paquetage confortable et une livraison hebdomadaire de la presse people internationale relatant par le menu ses discussions avec Ivan Marquez, le soir autour du brasero collectif.
Et puis il y a Ségolène Royal, candidate malheureuse à l'élection présidentielle de ce printemps. Outre le fait qu'un certain nombre de dirigeants du PS l'enverraient avec plaisir purger quelques années de pénitence au fond de la jungle colombienne, je suis persuadé que cette expérience lui apporterait à la fois l'humilité et la force qui lui a manqué pendant la campagne, et qu'elle nous reviendrait enfin avec vétitable projet pour les socialistes et pour la France.
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