Dans les années 70, les adolescentes punaisaient dans leur chambre des posters du photographe David Hamilton, spécialiste des ambiances vaporeuses très début de siècle et chantre d'un monde bucolique et nostalgique peuplé de jeunes filles lascives.
Tous les photographes en herbe de l'époque (dont je faisais partie) auront essayé de reproduire ce fameux flou artistique qui a fait la notoriété de l'artiste en coiffant l'objectif de l'apparteil photo d'un collant de femme (c'était au temps de l'argentique et des pubs DIM...).
Un récent article du journal "Le Monde" nous apprend que David Hamilton est toujours vivant (c'est vrai qu'on l'avait quelque peu oublié), mais surtout qu'aucun éditeur américain n'a accepté de publier une monographie de ses photos, qui sera tirée en France à (seulement) 8.000 exemplaires aux éditions La Martinière.
En fouillant dans ma bibliothèque au rayon antiquités, j'ai retrouvé un vieil exemplaire de "Rêves de jeunes filles", publié en 1971. Nul doute que dans quelques temps, vu le souffle de puritanisme et de régression qui souffle sur la planète, la simple possession d'un ouvrage de ce photographe pervers sera passible d'emprisonnement.
Au fait, qui peut me dire ce que les jeunes filles d'aujourd'hui punaisent aux murs de leurs chambres?
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